11/03/2010 Le groupe Barrière fidèle à la Suisse

Interdiction de fumer dans les établissements de jeux, crise mondiale persistante sont autant d’éléments qui ont entrainé une baisse très importante du produit brut des jeux dans ce domaine d’activité. Alors que certains casinos se retrouvent dans des situations très inquiétantes, une grande pointure du monde de casinotiers, le groupe Partouche, affiche des difficultés qui laissent présager la fermeture de certains de ses établissements. Ainsi, certains casinotiers ont mis la clé sous la porte à l’étranger, notamment en Suisse. Ce qui n’est pas le cas du groupe Lucien Barrière qui résiste et compte bien rester sur le territoire helvétique. Déjà présent à Montreux, à Courrendin et à Fribourg, le groupe n’a pas lésiné sur les moyens afin de construire de somptueux établissements. Il reconnait néanmoins que le Casino de Montreux a affiché une baisse de son chiffre d’affaires.

Christian Meunier, le co-président du groupe, estime que face à l’interdiction de fumer les casinos ont dû se plier à cette restriction et qu’ils ont préfèré prendre les devants en investissant dans la construction de lieux spécialement conçus pour les fumeurs afin d’éviter d’être confronté à une baisse radicale du taux de fréquentation de la clientèle. Il considère également que contrairement à la France, la Suisse a mis en place une formation de son personnel qui est chargé de détecter les joueurs qui montrent des signes de dépendance. Il rappelle que le jeu doit demeurer un plaisir, ce à quoi certains s’insurgent. Christian Meunier souligne que les joueurs viennent se détendre dans les casinos et qu’il est nécessaire de rappeler que ces établissements de jeux sont des mannes financières considérables pour les communes. De plus, ils permettent d’attirer une clientèle beaucoup plus jeune qui vient jouer le week-end en particulier. Le Casino de Montreux en est l’exemple même puisque les 25-35 ans viennent par groupe passer un agréable moment.

Le groupe Barrière qui continue d’investir va prochainement ouvrir un hôtel-casino à Lille, mais il considère pourtant qu’il est plus aisé d’investir en Suisse que sur notre territoire.

06/12/2009 Les jeux d’argent en ligne prennent un semestre de retard

L’ouverture à la concurrence du marché des jeux d’argent ne se fera pas comme attendue par les très nombreux opérateurs de jeux pour le 1er janvier 2010. Eric Woerth, le Ministre du budget a annoncé que ce texte ne pourrait entrer en vigueur qu’en juin 2010 avec comme date butoir la Coupe du monde de football. Mais en attendant la mise en application de la nouvelle loi, la publicité reste interdite, tant pour le port des maillots de l’Olympique lyonnais que pour tous les candidats qui souhaitant communiquer sur les sites.

Le rapporteur du projet de loi sur l’ouverture du marché des jeux sur le Net Jean-François Lamour pense à une ouverture de ce marché pour le mois de mars après une promulgation du texte en février 2010. L’ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux en Ligne) aura un mois pour se prononcer sur les demandes de candidatures et la délivrance provisoire de licences qui deviendront définitives après un an d’activité et pour une durée de cinq ans, elles seront gratuites. Les sites illégaux devront clôturer les comptes de leurs clients pour redémarrer sur de nouvelles bases. Le pouvoir de l’ARJEL sera important afin de protéger les joueurs contre la dépendance aux jeux et faire face aux sites illégaux. De nombreux sites de jeux de casino sont sur les starting blocks, comme Casino Tropez ou Palace Vip Casino

Le projet de loi devrait être discuté au mois d’octobre, mais en attendant le vote de ce décret, les jeux d’argent en ligne reste le monopole de la Française des jeux et du PMU.

On évalue à environ 200 sites francophones qui fonctionnent dans l’illégalité dont un tiers voudront une licence de jeux et dont les conditions d’attribution par l’autorité de régulation seront strictes pour les acteurs retenus.

06/12/2009 Le groupe de la Société des Bains de Mer table sur les jeux d’argent en ligne

La Société des Bains de Mer (SBM) n’a pas tardé à prendre des dispositions en faveur des jeux d’argent en ligne. Elle table sur ce nouveau marché français et européen plutôt prometteur et dont l’ouverture est attendue pour 2010. Et depuis novembre 2008, la SBM et Financière Lov ont décidé une association qui permettrait le développement de Mangas Gaming et c’est ainsi que depuis le 19 mai dernier, la SBM détient 50 % de cette entreprise.

Riche de ses acquisitions et de sites qui sont disponibles dans 24 langues différentes ainsi que d’une présence dans environ 25 pays, Mangas Gaming a de l’ambition, il souhaite réaliser un chiffre d’affaires de 200 millions d’euros pour l’année 2009, grâce notamment à ses 4 millions de clients et un effectif salarial qui avoisine les 500 employés.

La crise économique mondiale n’a pas épargné la SBM dont la principauté de Monaco détient 69,6 % du capital et dont l’activité est multiples. Le chiffre d’affaires de la SBM a diminué pour le dernier exercice mais le recul est différent selon qu’il touche l’hôtellerie ou le jeu. Aussi, le chiffre d’affaires de l’hôtellerie haut de gamme a enregistré un recul de 20 % à 44,7 millions d’euros. Quant à la division jeux, la diminution a été de 14 % à 55,5 millions d’euros, aussi le recul touche plus les appareils automatiques que les jeux de tables. Seules les recettes locatives sont en hausse de 11,3 % avec 7,6 millions d’euros.

La Société des Bains de Mer c’est 5 casinos : le casino de Monte-Carlo qui offre 220 machines à sous et des jeux de table très prestigieux, le casino Café de Paris avec ses 473 machines à sous et sa planète jeux dont une des plus belles salles de machines à sous mondiale, le Sun casino aux 298 machines avec des jeux de table les plus tendances, le Monte-Carlo casino qui séduit par son design contemporain et qui compte 145 machines à sous et enfin le casino d’Eté installé face à la mer avec ses 22 machines à sous.

26/08/2009 L'Olympique Lyonnais porte les couleurs de Betclic sur le terrain belge

Le club de football de l'Olympique Lyonnais (OL) a gagné hier soir sur le terrain belge d'Anderlecht par 3 buts à 1 grâce à un excellent Lisandro Lopez, auteur des trois buts lyonnais. Mais ce qu'il faut retenir de cette rencontre est le sponsor de l'Olympique Lyonnais, le site de jeux en ligne Betclic dont l'UEFA a donné son accord pour que le club de Claude Puel puisse revêtir ses couleurs. En effet, la France interdit aux clubs de football de faire la publicité pour un quelconque site de casinos en ligne, paris sportifs ou courses hippiques...pas avant 2010. Ce qui signifie que les clubs tels que l'Olympique Lyonnais ou le Paris Saint-Germain ne peuvent en aucun cas porter les couleurs de leur sponsor respectif à savoir Betclic pour les premiers ou Unibet pour le club de la capital. La France va ouvrir son marché du jeu en ligne en mars 2010 voire juin 2010 et elle a du pain sur la planche car l'Autorité de régulation des jeux va devoir plancher sur les candidatures des nombreux prétendants à la licence de jeu européenne. Et ils sont très nombreux les sites de jeux qui souhaitent proposer leurs services aux joueurs français dont la France représente un marché très juteux bien que les taxes prélevées en poker et en paris sportifs sont très élevées en comparaison des taxes des pays étrangers comme Malte, la Grande-Bretagne ou encore Gibraltar. Seuls le poker en ligne, les courses hippiques et les paris sportifs seont ouverts à la concurrence alors que les casinos en ligne resteront interdits jusqu'à nouvel ordre. Le milieu professionnel pense que la France va un jour ouvrir son marché du casino en ligne et théoriquement en 2010, les jeux de casinos seront également autorisés mais il semblerait que les machines à sous restent interdites à cause de la dépendance forte des joueurs à ce jeu.

Ceci étant, l'Olympique Lyonnais a pu jouer sous les couleurs de Betclic et devra patienter jusqu'à janvier 2010 pour jouer sur son propre terrain ou sur les terrains adverses avec les maillots flanqués du logo de Betclic. Jean-Michel Aulas, Président de l'OL, avait défié les institutions du football en promettant de faire courir ses joueurs avec le maillot du nouveau sponsor. Mais le président s'était désisté à la dernière minute lors de la rencontre OL-Le Mans. Les sites de jeux en ligne sont interdits en France et seuls les sites de la Française des Jeux et du PMU sont autorisés à proposer leurs services en ligne. Quant à la différence entre les sites dits légaux et illégaux, la France ne fait rien pour dissuader les sites dits illégaux car bon nombre sont détenteurs de la licence de jeu européenne notamment de Gibraltar, Malte ou encore de Grande Bretagne. La France ne peut rien faire contre ses sites hébergés à l'etranger et a du se plier aux injonctions de la Commission européenne pour ouvrir son marché du jeu en ligne. Ayant trainé les pieds durant de nombreuses années, la France s'est résolue à légaliser les sites de poker en ligne, paris sportifs et courses hippiques dont le site Zeturf devrait être un sérieux concurrent pour le PMU.

05/07/2009 Projet de loi français sur les jeux en ligne approuvé par la commission européenne

L’ouverture des Jeux sur internet, qui est prévue au 1er janvier 2010, connaît d’ores et déjà un véritable succès (25 000 sites dans le monde). Le nombre de sites ne cesse de s’accroître comprenant un nombre d’adeptes de plus en plus important. Face à ce phénomène, la France a décidé de mettre en place un projet de loi concernant l’accès à la concurrence des jeux de hasard ainsi que des jeux d’argent. Ce texte prévoit d’augmenter la part redistribuée aux joueurs dans la limite de 85 %.

Les paris sportifs, les jeux de casinos ou les paris hippiques seront autorisées à exercer légalement sur internet. En revanche, tous les jeux qui sont susceptibles d’entrainer une quelconque addiction de la part des joueurs, tels que les jeux des machines à sous ou les jeux de tirage seront interdits. Quant aux casinos en ligne rien n'est encore décidé même si des bruits de couloirs laissent à penser que certains jeux de casinos seront autorisés mais rien de vraiment sûr.
La Commission Européenne approuve ce projet de loi, mais souhaite toutefois modifier certains points. Selon elle, il est primordial que la France mette en place un véritable système de contrôle concernant tout nouveau site. Les autorités françaises seront même autorisées à sanctionner toute infraction.

Un cahier des charges sera également instauré de façon à restreindre toute addiction aux jeux. Ainsi, les gagnants pourront percevoir les gains qui dépassent une certaine somme directement sur leur compte bancaire. Il sera même possible de comptabiliser le nombre de temps passé à jouer et les gains enregistrés. La mise en place d’une autorité Indépendante de Régulation des Jeux en Ligne permettra ainsi de vérifier le respect des lois.
Ceux qui ne disposeront pas d’accords seront sanctionnés à hauteur de 45 000 euros d’amendes et pourront encourir une peine d’emprisonnement de trois ans.
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